Publié le vendredi 5 janvier 2007

Genèse 2, 18-25

05 01 2007

 

 

 

 

 

 

Vis-à-vis

 

 

 

Genèse 2, 18-25

18  Le SEIGNEUR Dieu dit: "Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée."

19  Le SEIGNEUR Dieu modela du sol toute bête des champs et tout oiseau du ciel qu’il amena à l’homme pour voir comment il les désignerait. Tout ce que désigna l’homme avait pour nom "être vivant";

20  l’homme désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui-même, l’homme ne trouva pas l’aide qui lui soit accordée.

21  Le SEIGNEUR Dieu fit tomber dans une torpeur l’homme qui s’endormit; il prit l’une de ses côtes et referma les chairs à sa place.

22  Le SEIGNEUR Dieu transforma la côte qu’il avait prise à l’homme en une femme qu’il lui amena.

23  L’homme s’écria: "Voici cette fois l’os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on l’appellera femme car c’est de l’homme qu’elle a été prise."

24  Aussi l’homme laisse-t-il son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

25  Tous deux étaient nus, l’homme et sa femme, sans se faire mutuellement honte.

 

 

Le récit, entrant dans le concret de la création de l’homme, le présente comme ne se satisfaisant pas du vis-à-vis des animaux, inaptes au dialogue, qui ne pourra s’effectuer pour l’homme que par un autre lui-même, autre mais semblable, semblable mais autre.

 

Telle est la femme pour l’homme, l’homme pour la femme : en vis-à-vis. Des rabbins d’antan ont imaginé qu’avant la séparation en deux côtés (plutôt que côte) qui rend l’homme et la femme aptes à se situer en vis-à-vis, les deux existaient dos à dos. Cette séparation, préalable à toute rencontre, s’opère comme révélation prophétique.

 

Le sommeil d’Adam est, selon le terme employé, sommeil prophétique, qui lui fait découvrir à son réveil cet autre semblable apte au dialogue, lieu de l’image de Dieu. Adam, l’homme, rencontrant Ève, la vie, est ainsi homme et femme, isch, et ischa - tirée de l’homme.

 

« Voici que l’œil de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, Sur ceux qui s’attendent à sa bienveillance.

Afin d’arracher leur âme à la mort Et de les faire vivre pendant la famine.

Notre âme attend l’Éternel; Il est notre secours et notre bouclier,

Car notre cœur se réjouit en lui, Car nous avons confiance en son saint nom.

Éternel! que ta bienveillance soit sur nous, Comme nous nous attendons à toi » (Psaume 33, 18-22).