Genèse 2, 4b-17
04 01 2007
La Création dans le concret
Genèse 2, 4b-17
4b Le jour où le SEIGNEUR Dieu fit la terre et le ciel,
5 il n’y avait encore sur la terre aucun arbuste des champs, et aucune herbe des champs n’avait encore germé, car le SEIGNEUR Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol;
6 mais un flux montait de la terre et irriguait toute la surface du sol.
7 Le SEIGNEUR Dieu modela l’homme avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l’haleine de vie, et l’homme devint un être vivant.
8 Le SEIGNEUR Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé.
9 Le SEIGNEUR Dieu fit germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger, l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.
10 Un fleuve sortait d’Eden pour irriguer le jardin; de là il se partageait pour former quatre bras.
11 L’un d’eux s’appelait Pishôn: c’est lui qui entoure tout le pays de Hawila où se trouve l’or
12 -et l’or de ce pays est bon-ainsi que le bdellium et la pierre d’onyx.
13 Le deuxième fleuve s’appelait Guihôn; c’est lui qui entoure tout le pays de Koush.
14 Le troisième fleuve s’appelait Tigre; il coule à l’orient d’Assour. Le quatrième fleuve, c’était l’Euphrate.
15 Le SEIGNEUR Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder.
16 Le SEIGNEUR Dieu prescrivit à l’homme: "Tu pourras manger de tout arbre du jardin,
17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir."
Les principaux fleuves de la civilisation antique arrosent le jardin, deux parfaitement repérables, ceux du Croissant fertile mésopotamien, le Tigre et l’Euphrate ; les deux autres nous situent en cet autre lieu de la civilisation d’alors qu’est le complexe ethiopien-yéménite-égyptien, sans qu’il soit possible de bien repérer nominativement tel ou tel fleuve. On pense certes, au Nil. Quoiqu’il en soit, il est dès lors difficile de situer le jardin d’Éden. Il s’agit d’une géographie plus civilisationnelle que cartographique. Elle renvoie à la fois aux deux lieux d’exil et d’origine, croissant mésopotamien et matrice afro-égyptienne.
C’est dans cet espace civilisationnel, déjà situé géographiquement, quoiqu’en un sens non précisément localisant, que l’homme concret prend place. Ici la parole de Dieu qui le fonde en humanité au ch.1, s’insère dans la matière, dans la glèbe. Signe de finitude, avec cet autre signe de finitude, l’interdit.
« Que tes oeuvres sont nombreuses, SEIGNEUR! Tu les as toutes faites avec sagesse, la terre est remplie de tes créatures » (Psaume 104, 24).
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